« De l'Art Brut à l'Art Contemporain »

Francis Bérezné - peintures, sculptures, écrits, livres d’artiste (1990-2008)

Exposition du 17 juillet jusqu’au 23 août 2008 du lundi au samedi de 14h à 18h30, du 24 août au 31 décembre 2008 sur rendez-vous
Vernissage : le jeudi 17 juillet 2008 de 17h à 21h


L’association « les ateliers de la vis sans fin » se propose de faire découvrir au plus large public les oeuvres d’artistes contemporains présents dans des collections privées, en faisant partager la passion d’amateurs éclairés.

Les oeuvres présentées aujourd’hui sont le fruit de vingt années de création d’un même artiste, Francis Bérezné.
Elles participent de la collection privée de Jean Paul Kitchener, artiste collectionneur, impliqué depuis quarante ans dans l’art contemporain, fondateur de la société La Joconde, société de services aux artistes, musées et galeries d’art.
Peintre et écrivain, Francis Bérezné fait réflexion sur la part de l’art brut et celle de l’art contemporain dans la création, sur la part du formel et celle de l’informel.
Ses premières oeuvres, datées de 1990, à l’évidence inspirées de l’art brut, ouvrent l’exposition. Encres et peintures se détachent de la part informelle en parcourant le temps et nous conduisent aux frontières d’un art contemporain, qui demeure admirablement exempt de tout formalisme.
Pendant la durée de l’exposition un film, « Dans le miroir d’un bol de café », co-produit par la société La Joconde et les ateliers de la vis sans fin, réalisé en 2006-2007 par Gérald Dumour, sera projeté. Ce film nous transporte pendant 26 minutes dans l’atelier de Francis Bérezné, en Normandie.


COMMUNIQUE DE PRESSE
Les " ateliers de la vis sans fin " ouvrent à Sainte Anne la Palud leur lieu d'exposition avec les œuvres de Francis Bérezné.

Les ateliers de la vis sans fin

Dans les années 80-90 Jean Paul Kitchener, qui vient d'exposer ses travaux " Comme Archéologie " au musée de préhistoire de Nemours (1987), fonde la société la Joconde, société de transport et d'accrochage d'œuvres d'art, qu'il conçoit comme partie prenante de la vie culturelle contemporaine Il ouvre un local à Villejuif où il expose les œuvres de ses amis. Il fréquente régulièrement les principaux artistes de l'art contemporain dont les " nouveaux réalistes ", les " lettristes ", les membres de la " figuration libre ", de la " figuration narrative ", de " jeune peinture ", et d' " eat art ". Il crée des structures, " tables " dans lesquelles il intègre leurs créations en les groupant par école. L'ensemble de ces structures, nommé " 48 à table ", a été exposé à la galerie Lara Vinci à Paris et à la galerie Le Chanjour à Nice. Il crée une revue d'art, " Concept ", qui réunit des textes et une iconographie autour de ces créations. Plus récemment il produit des livres d'artistes accompagnés d'un film. Son intérêt pour l'art contemporain ne l'empêche pas, bien au contraire, de se tourner aussi vers l'art brut. C'est à cette époque qu'il commence sa collection des œuvres de Francis Bérezné. En 2002, revenant dans la Bretagne de son enfance, il restaure un grenier à blé à Sainte Anne la Palud et y aménage un vaste espace d'exposition " les ateliers de la vis sans fin ". En juillet 2008 il l'inaugure avec une cinquantaine d'œuvres de Francis Bérezné.

Francis Bérezné

Francis Bérezné vaut le détour. Jeune sculpteur, il devient fou pendant une vingtaine d'années et met quinze ans pour cesser de l'être sans jamais cesser de créer. Il fait partie de ces gens qui ont la chance aujourd'hui de profiter des avancées de la psychiatrie, quand elle est pratiquée intelligemment. Il commence très jeune une activité artistique et devient à 25 ans assistant aux Beaux Arts de Paris. Mais un mal être existentiel, une constitution mentale bizarre, et sans doute aussi le retour de bâton qui suit les évènements de mai 1968, le conduit dans sa vingt-sixième année à perdre la raison et à connaître pendant une vingtaine d'années des périodes d'errance entrecoupées de périodes d'hospitalisation. Il ne cesse de créer, mais tous les travaux qui précèdent sa sortie en 1987 d'un long et très dur internement en région parisienne sont perdus. Sa rencontre avec Jean Paul Kitchener, à la fin des années quatre-vingt, alors qu'il vit dans une institution psychiatrique, sera décisive pour lui, car il retrouve alors la volonté de durer et de s'imposer comme artiste. Dès lors ce sera un long et difficile cheminement pour sortir des institutions et revenir à la raison, qui s'articule avec une intense activité de peinture et d'écriture. Ce sont les livres écrits et publiés à la Chambre d'échos et les œuvres collectionnées par Jean Paul Kitchener tout au long de ces années de retour vers le mieux être que présentent aujourd'hui les ateliers de la vis sans fin. L'indéniable valeur artistique des peintures et dessins de Francis Bérezné est renforcée par le fait qu'ils constituent un document humain exceptionnel sur un parcours singulier : un artiste sombre dans la folie, s'immerge totalement dans l'art brut, et retrouve la raison par et avec la peinture contemporaine.

L'exposition

L'accrochage privilégie les œuvres pour elles mêmes, sans se soucier de montrer comment Francis Bérezné passe progressivement de l'art brut à la peinture contemporaine. Bien plutôt, en confrontant des œuvres de la période brute à des œuvres de la période qu'on pourrait dire culturelle, l'exposition montre et démontre qu'il n'y a pas de limites arrêtées entre ces deux genres, pour autant qu'elles existent, car la création d'une peinture ne procède pas de telle ou telle catégorie, brute ou contemporaine, certes à considérer quand on est historien d'art, mais finalement anecdotique au regard de la pulsion créatrice. Dans trois salles différentes on pourra voir des œuvres de différentes périodes et avoir une bonne idée du travail de Francis Bérezné qui a, c'est le moins qu'on puisse dire, l'humeur vagabonde. Toutefois la série d'autoportraits, dessins et peintures à l'huile, exposée à l'étage, donne à voir que ce vagabondage s'organise autour de quelques lignes de force et de fuite : intérêt pour la figure considérée comme paysage ou comme végétal, pour le végétal considéré comme figure. Les tout derniers travaux interrogent des photos d'hystériques qui datent du XIXème siècle, une époque où l'on considérait ces malheureuses folles comme des plantes à classer. Un film de Gérald Dumour produit par la société la Joconde est projeté, qui nous introduit dans l'atelier de Francis Bérezné.

L'exposition est visible tous les jours sauf le dimanche de 14h à 18h30 jusqu'au 23 août. Au-delà de cette date il faudra prendre rendez-vous au 09 75 20 79 55
 
LIENS
Maville.com : l'Art à la limite de la folie à Sainte-Anne la Palud - Châteaulin.
Publications de Francis Berezne
Inter-s-tisse experiences de la folie

les ateliers de la vis sans fin
Sainte-Anne-La-Palud
29550 - Plonevez-Porzay
Téléphone : 09 75 20 79 55
Portable : 06 85 05 15 78
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